L’ÉGLISE SAINT JEAN-BAPTISTE

HISTORIQUE / DESCRIPTION / ÉLÉMENTS REMARQUABLES

HISTORIQUE

L’église Saint Jean-Baptiste a été édifiée en une vingtaine d’années autour de 1530, à mi-chemin entre le bourg médiéval et le château-fort, qui couronnaient au XIème siècle la butte, et qui furent abandonnés au début du XIIIème siècle, et le bourg actuel.

Cette rapidité d’exécution est sans doute le fait de la volonté d’un petit nombre de donateurs, les Bourbon-Vendôme, qui avaient reçu le comté de Chaumont en héritage.

L’architecte Nicolas Jouette, probablement associé à Jacques Grappin, a initié les travaux en 1530. Ils avaient tous deux travaillé précédemment sur le chantier de l’église Saint Gervais- Saint Protais de Gisors dont la construction plus longue, fut dirigée par Robert Grappin, frère de Jacques.

Le chevet de l’église Saint Jean-Baptiste est achevée en 1535. L’ensemble du transept et la nef le sont en 1545.

Le bâtiment devait être complété par la construction de 2 tours ; seule la construction de la tour sud a été reprise en 1590 et menée à son terme. Peut-être Jean Grappin le jeune en a-t-il dirigé la construction ?

L’église Saint Jean-Baptiste a été consacrée en 1554 par le cardinal Charles de Bourbon, neveu des donataires. Le blason sur la clé de voûte du bas-côté nord porte les armes des commanditaires, les familles de Bourbon Vendôme et d’Estouteville.
Elle a été classée au titre des Monuments historiques le 15 novembre 1919.

Lithographie d’après un dessin de Villeret en 1838

(BnF, Est., Va60).

DESCRIPTION

L’église, orientée irrégulièrement, se compose d’une nef de trois travées bordées de deux bas-côtés, d’un transept profond et saillant, d’un chœur à travée droite bordé de bas-côtés analogues à la nef. Le chœur est prolongé d’une abside à cinq pans, d’un déambulatoire sans chapelle rayonnante et d’une petite chapelle rectangulaire au nord.

L’élévation est simple, deux étages sans triforium.

Le sentiment d’homogénéité architecturale dans le style gothique flamboyant qui règne dans l‘espace intérieur contraste avec l’extérieur.

La façade occidentale ne fut jamais construite. Elle devait s’ouvrir entre deux tours, seule celle du sud dans le pur style Renaissance, très similaire à celle de l’église de Serans, fut terminée.

 Le portail principal du croisillon nord, est très richement décoré. Il rappelle celui de Gisors et serait du même architecte Robert Grappin.

Flanqué d’une tourelle terminée par un clocheton pointu, il se compose de deux ouvertures séparées par un trumeau, de voussures très ornées, d’un gable flamboyant et d’un tympan à décoration Renaissance.

Il est surmonté d’une double balustrade et d’une rosace. Le pignon supérieur, bordé d’une galerie est divisé verticalement par de petits contreforts.

ÉLÉMENTS REMARQUABLES

LES VITRAUX

A la fin du XVIe siècle, l’ensemble des vingt-neuf fenêtres de l’église est muni de vitraux polychromes figurés sauf ceux de la rosace du croisillon nord.

Malheureusement l’église est dévastée sous la Révolution française, les vitraux des fenêtres hautes ont entièrement disparu et des fragments subsistent dans la nef et le chœur.

La restauration commence après 1850, de nouvelles verrières sont réalisées par Jules F. Roussel et des maitres-verriers du Beauvaisis.

Les vitraux de la Renaissance se situent dans les bas-côtés de la nef, mais principalement dans le transept et le déambulatoire.

Verrière 7 

Au tympan : annonce à Zacharie par l’archange Gabriel de la naissance de son fils, XVIe siècle.

Au registre supérieur : naissance de Saint Jean-Baptiste, milieu du XVIe siècle

Au registre inférieur : prédication de Saint Jean-Baptiste près du Jourdain, vitrail Louis Koch, Beauvais, vers 1892

Verrière 3, registre supérieur

La décollation de Saint Jean-Baptiste dans registre supérieur, donateurs et donatrice dans registre médian datant du XVIe.

Verrière 3, registre inférieur 

Dans le registre inférieur La translation des reliques de sainte Fortunée à travers les rues de Chaumont, vitrail signé Louis Koch, Beauvais, XIXe.

LE STATUAIRE

 

Le Christ aux liens, dit de Pitié, en pierre polychrome, date du XVIe siècle. Placé dans le déambulatoire, il se trouvait à l’origine dans la niche extérieure de la montée de l’escalier de la rue à l’église.

La statue en pierre de Saint Jean Baptiste récemment restaurée avec une contribution de l’A.S.S.O.E.C. de 1000 euros est placée à côté des fonts baptismaux. Débarrassée de son badigeon gris, elle a retrouvé toute sa polychromie d’origine. Elle date aussi du XVIe siècle.

La statue de Saint Jean l’Evangéliste également restaurée sous le contrôle de la DRAC est placée à l’extérieur de l’église. Elle date du XVIIIe siècle (tête du XIXe).

LE MOBILIER 

Les deux rangées de six stalles, de style flamboyant furent réalisées entre 1507 et 1515 pour l’église de Gisors par Arnoulet Samyon.

Elles furent acquises par les membres de la fabrique et installées dans l’église Saint Jean-Baptiste au XVIIe ou XVIIIe siècle.

Les quatorze appuie-mains sont sculptés d’animaux ou de petits personnages assis, malheureusement assez endommagés.

Les miséricordes présentent des petites scènes pittoresques : hommes aux prises avec un cochon, ange avec un luth.

Les portes de la sacristie, le banc d’œuvre et les confessionnaux datent du XVIIIe siècle.

La chaire et le maître-autel de style néo-gothique ont été réalisés à la fin du XIXe siècle.

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